Nocturnal Animals (2016)

Nocturnal Animals - 2016 - Affiche du film
Mickdeca Tix
★★★★★ ★★★★☆

États-Unis – 2016 – 1h56

Réalisateur: Tom Ford
Scénario: Tom Ford
Avec: Amy Adams, Jake Gyllenhaal, Michael Shannon, Aaron Taylor-Johnson
D’après: Tony & Susan de Austin Wright

Mickdeca ★★★★★
Comment ne pas être conquis par un thriller/drame aussi exquis que Nocturnal Animals. En sortant de la salle de cinéma je savais que sa musique envoûtante, ses histoires imbriquées et l’esthétique électrique allaient me hanter pendant longtemps. Une sensation de cinéma unique. Du cinéma qui donne des frissons, qui va chercher quelque chose au plus profond de nous pour nous émouvoir, nous scotcher au siège, nous éblouir dans une expérience sensorielle.

Pendant tout le long métrage j’ai été fasciné par la beauté empoisonneuse de Amy Adams, d’une grande classe, d’un chic, et disons-le franchement d’une sensualité à faire rougir un adolescent. Elle appartient à un univers tout en perfection, comme une oeuvre d’art contemporaine, où les formes géométriques parfaites côtoient les couleurs froides d’une société bourgeoise sans sentiment. En parallèle on a un monde chaud, sale et sec. Transpirant dans ce Texas aride, Jake Gyllenhaal émeut dans un rôle de père et de mari aimant. Bien sûr ces deux univers ont un lien que je tairai …

Ce film est la preuve que le cinéma hollywoodien regorge encore d’esthètes, de cinéastes qui savent nous éblouir. Malgré les deux styles différents, Tom Ford manie aussi bien la violence de l’un qui se heurte à la froideur de l’autre. Ainsi on comprend tous les enjeux, tous les non-dits, toutes les subtilités mis en oeuvre par le scénario. On prend plaisir à regarder ce microcosme se mouvoir, et quand l’écran noir apparaît, une sensation d’inachevé nous torture, nous pauvre spectateur.

★★★★☆ Tix
Un générique délicieusement provocateur. Des sculptures d’art moderne dans un salon. Un balloon dog de Jeff Koons au bord d’une piscine. L’univers de Susan (Amy Adams) est planté en deux plans. Lorsqu’elle ouvre le manuscrit de Tony, son ex-mari, c’est dans un autre univers qu’elle plonge : celui d’une Amérique profonde, impitoyable et dérangeante. Par le biais de ce récit enchâssé, Tom Ford peut se permettre un film de genre de bonne facture en décalage avec le premier.

Le récit va ébranler Susan, et pour le prouver, rien de tel que des plans en plongée sur son visage préoccupé, redoublés de violons stridents. Par une succession de discussions présentes ou passées, la relation entre Tony et Susan s’établit pour le spectateur. Cette fragmentation dans le récit de Susan rend statique sa storyline, et les parallèles avec le roman n’en deviennent que plus maladroits, frôlant l’explication de texte.

Le thème musical de Abel Korzeniowski est entêtant, et souligne brillamment l’esthétique recherchée dans le récit de Susan. Dans le Texas, on retiendra une scène d’ouverture à couper le souffle, summum de tension et de malaise. Le reste de l’histoire sera savoureusement relevé par un Aaron Taylor-Johnson dans un rôle mémorable.

Auteur de l’article : Pensées Critiques

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