[Livre] Les morsures de l’ombre – Karine Giebel

France - 2009

 

  • PRÉCISIONS

Auteur : Karine Giébel
Publication française : 2009
 

  • NOTE GLOBALE :

08-07
 

  • DE QUOI ÇA PARLE ?

Quand il se réveille dans cette cave, derrière ces barreaux, il comprend que sa vie vient de basculer dans l’horreur.
Une femme le retient prisonnier. L’observe, le provoque, lui fait mal.

Rituel barbare, vengeance, dessein meurtrier, pure folie ?
Une seule certitude : un compte à rebours terrifiant s’est déclenché.
Combien de temps résistera-t-il aux morsures de l’ombre ?

 

  • NOTRE AVIS

 

Tix :

A la lecture du synopsis, on peut penser à Misery de Stephen King. Le maître de l’angoisse mettait la barre très haute, et la romancière s’est posé un véritable défi à vouloir réécrire un tel huis-clos, là où tout amateur de thriller aurait encore la plume de King en tête. Elle a réussi.

Elle a réussi parce que la comparaison s’arrête là.

L’écriture de Karine Giebel est fluide, composée de phrases très courtes. Haletantes. C’est ce qui m’a plu en premier. Dès le prologue, dès les premiers mots, on est plongé dans l’histoire. Derrière les barreaux. A côté de Benoit.

Le huis-clos n’en est pas tout à fait un. On sort de cette prison de temps en temps, notamment pour suivre l’enquête de la police et les collègues de Benoît. Je trouve ça assez dommage, je suis sûr que Karine Giébel aurait pu nous tenir en haleine pendant toute son histoire rien que dans ces quelques mètres carré.

Mais il y a bien évidement une raison à ça. Car nous sont dévoilées de très vilaines choses, qui apportent parfois un nouveau souffle à l’intrigue. Et nous empêchent aussi de trop subir l’oppression de la tortionnaire. Car impossible de ne pas compatir aux malheurs de Benoît. De souffrir avec lui.

La tortionnaire justement. Lydia. «Une femme. Rousse, plutôt charmante.» La romancière nous dresse le portrait d’une femme fatale. Capable d’humanité. Mais aussi d’énormément de cruauté. Plus souvent d’ailleurs. Que veut-elle au pauvre homme ?

L’aspect psychologique est très bien développé aussi. Car quand on n’est pas dans les pensées de Benoît, on a le droit aux confessions de Lydia de l’autre côté des barreaux. Pareil aux abords du commissariat, avec la femme de Benoît notamment. Tous les personnages semblent avoir quelques choses à cacher.

Enfin, la conclusion laisse pantois. J’aimerai tellement vous citer les derniers mots. Les derniers mots et ces points de suspension, qui laissent au lecteur tout le temps de digérer cette aventure. De repenser à la raison de tout ça, aux révélations finales.

 

  • EXTRAIT

« Première certitude : je ne suis pas dans ma piaule.
Mais où, alors ? […]
Il tourne la tête sur la droite, déclenchant une douleur assassine dans ses cervicales. Et là, il aperçoit…
Les barreaux. […]
Enfermé.
Son cœur s’extirpe lentement de la léthargie. Commence à battre fort. Très fort.
Dans un réflexe stupide, il cherche son arme. Pour se réconforter. Sauf que son holster est vide. Un vide effrayant.
Deuxième certitude : je suis dans la merde… »

 

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Auteur de l’article : Pensées Critiques

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