[Livre] Les Fourmis – Bernard Werber

France – 1991

 

  • PRÉCISIONS

Auteur : Bernard Werber
Publication originale : 1991
 

  • NOTE GLOBALE :

NA-08

 

  • DE QUOI ÇA PARLE ?

Jonathan Wells hérite de la maison de son oncle entomologiste, Edmond Wells, dans laquelle il s’installe avec sa famille. Peu à peu, il va mettre au jour les découvertes révolutionnaires des études de son oncle sur les fourmis en s’aventurant dans sa cave malgré la tentative de dissuasion de son oncle dans une lettre. Mais un jour il va y disparaître et peu à peu, les autres personnes qui tentent de le secourir aussi.
Parallèlement, une colonie de fourmis vit son quotidien dans une ville-fourmilière appelée Bel-o-kan. Les deux histoires se poursuivent en parallèle jusqu’au moment du contact et de la communication entre les deux espèces intelligentes qui jusqu’à présent s’ignoraient mutuellement.

 

  • NOS AVIS

 

Mickdeca :

Dès qu’un roman sur les insectes se présente, au titre évocateur comme par exemple Mygale, croyant lire un livre sur nos amis (“horreurs” je dirais) à huit pâtes (oui je sais ce ne sont pas des insectes!), je me jette dessus. Les fourmis donc, petits insectes qu’on a tous torturé un jour ou l’autre, étant peut-être un signe avant coureur de sadisme chez certain. Bref, j’ai commencé ce roman avec beaucoup d’envie, et j’étais sûr d’adorer…

Malheureusement je suis un peu déçu, non pas sur la forme mais sur l’histoire en elle-même. On suit ici plusieurs points de vue, les fourmis d’une part et les hommes d’autres part, qui s’entrecroisent aux moyens d’un retour à la ligne. Les passages avec les fourmis sont vraiment immersifs, on se voit avec ces petites bestioles, intelligentes, menant une enquête sur une arme secrète, intrigant. On est dans un thriller des plus palpitants suivant les dédales de ces insectes dans un monde où il existe beaucoup de prédateur mais aussi de proie, on a toujours dit le monde des insectes est impitoyable. De plus l’aspect pédagogique très présent, et parfaitement inséré dans le récit, ne devenant jamais avare en informations, sans aucune surenchère. Et puis elles sont attachantes ces fourmis!

 

 

Avec les fourmis tout va bien, le problème ici est le point de vue des humains, dont la trame est laborieuse, répétitive, n’apportant rien de nouveau à chaque fois, avec des personnages peu charismatiques, inintéressants, c’est presque un autre roman à côté, le mauvais roman. Il faudra ajouter à ce supplice la fin dont je n’adhère pas.

Sinon le style de l’auteur est fluide, plaisant mais il y a un hic, Werber ne sait pas faire parler les humains et encore moins les adolescents qui lancent des phrases comme : ” – Quelqu’un, nanananère”. Là où le style de l’auteur prend tout son sens est dans la description du monde des fourmis par leurs yeux à elles. Un point de vue amplement maîtrisé, crédible, et surtout donnant une intelligence à des êtres qu’on méprise trop souvent (en les écrasant par exemple).

Au final c’est tout de même un très bon roman, et ma note prend en considération surtout les passages avec les fourmis plus nombreux, et brillants ! Sans les humains, il aurait pu être dans mes romans préférés, dommage donc. Mais celui-ci n’est que le premier tome alors comme on dit en anglais, to be continued…

 

  • LE LIVRE ET LA SAGA

 
– Les Fourmis – 1991
– Le Jour des Fourmis – 1992
– La Révolution des Fourmis – 1996

 

 

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Auteur de l’article : Pensées Critiques

2 commentaires sur “[Livre] Les Fourmis – Bernard Werber

    Lau1307

    (21 septembre 2013 - 14 h 19 min)

    Ça fait quelques années que j’ai lu cette trilogie, mais je me rappelle que j’avais trouvé cela fascinant, de  »voir » comme une fourmi. J’avoue cependant avoir trouvé cela parfois long !

      Mickdeca

      (22 septembre 2013 - 17 h 44 min)

      C’est vrai que les passages avec les humains sont très long et gâche un peu l’intrigue!

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