[Livre] Le Meilleur des mondes – Aldous Huxley

Royaume-Uni – 1932

 

  • PRÉCISIONS

Auteur : Aldous Huxley
VO : Brave New World
Publication originale : 1932
Publication française : 1932
 

  • NOTE GLOBALE :

07-07

 

  • DE QUOI ÇA PARLE ?

Demain, le bonheur sera universel. Et obligatoire ! Dans le meilleur des mondes les foetus sont « préparés» dans des incubatrices en fonction du rôle qu’on leur destine. Les futurs Alphas, de la caste des élites, reçoivent plus d’oxygène, plus de «pseudo sang». Quant aux futurs Epsilons, à qui l’on réserve les tâches les plus pénibles, on veille à ne pas développer leurs facultés intellectuelles : un bon ouvrier n’a pas besoin de penser. Dans le meilleur des mondes, un système éducatif qui façonne les esprits comme les corps, une société communautaire qui proscrit l’individualisme, où la cellule familiale ne peut exister. Dans ce meilleur des mondes méthodiquement planifié pour construire les hommes en fonction des besoins, pour contraindre un bonheur artificiel, pour museler les passions et les interrogations, il y aura bien un grain de sable pour s’insérer dans les rouages…

 

  • NOS AVIS

 

Mickdeca :

Il y a des livres qui sont plus qu’un divertissement, ayant une valeur d’exemple, d’enseignement portée par la dystopie, un genre que la science-fiction affectionne tout particulièrement. Le Meilleur des mondes fait partie de ces romans, qui nous plongent dans une société où l’individualisme est renié, où chacun appartient aux autres, où la civilisation veut impérativement la stabilité, où l’économie est la priorité. Ce roman devient donc une longue satire sur le devenir de notre société dont le mot liberté est remplacer par son illusion, le bonheur.

Bon, le début est laborieux, l’auteur présente une usine fabricant des humains, mais tout cela est ennuyeux, remplit de chiffres causant un mal de tête, cependant dès cette longue, très longue visite, on est plongé dans un univers intéressant, captivant dont on identifie peu à peu les rouages de ce « New World ».

Le style de l’auteur est vraiment très bon, notamment ces changements de points de vue à chaque paragraphe au milieu de plusieurs discussions augmentant considérablement le rythme, une vraie trouvaille.

Pour les personnages, Bernard est un personnage peu intéressant, surtout qu’il devient très vite agaçant. Mais l’introduction du sauvage devenant ainsi le vrai personnage principal, fait de Bernard un protagoniste de seconde zone pour notre plus grand bonheur, surtout que le sauvage reste attachant malgré la répétition de citations de Shakespeare, nous exaspérant très vite.

Bon le point faible du roman est sans conteste la trame narrative, même si la dystopie est captivante, le scénario ne suit pas, sûrement parce qu’il ne se passe pas grand chose.

Mais ce n’est pas pour autant qu’on ne l’apprécie pas, comme dit plus haut l’univers est riche, même effrayant quand on voit le monde aujourd’hui, une société nous poussant toujours à la l’ultra-consommation, où être en dehors de la norme c’est être en dehors de la société, où il faut prouver son utilité pour le soi-disant « bien commun ».

 

 

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Auteur de l’article : Pensées Critiques

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