[Film] La Vie rêvée de Walter Mitty (2013)

États-Unis – 2013 – 1h54

 

  • PRÉCISIONS

– VO: The Secret Life of Walter Mitty
– Réalisateur: Ben Stiller
– Avec: Ben Stiller, Kristen Wiig, Adam Scott, Sean Penn
– Musique: Theodore Shapiro
– Scénario: Steven Conrad
– D’après: la nouvelle éponyme de James Thurber (1939)
 

  • NOTE GLOBALE :

07-07

 

  • NOS AVIS

 

Tix :

Quel dommage que Ben Stiller tombe un peu trop dans les blagues faciles et la lourdeur dans ce long-métrage qui avait tout pour être exaltant. Si le résultat reste grandement positif, on ne peut que regretter que le film soit tout juste sympa là où il y avait matière à faire un film unique et, oui, génial.

L’idée de base, c’est juste ce type qui a des absences où il rêve une autre vie que la sienne désespérément vide, et qui va être amené à vivre une véritable aventure. Ok, impeccable. Mais cela intervient dans un cadre décevant. Le pauvre type qui se fait moquer par de vilains nullos sans coeur, et qui est par ailleurs attiré par une femme qui ne le remarque pas trop. C’est bien gentil, mais -puisque Mickdeca a insisté pour que je le répète dans l’article tel que ça m’est venu en sortant du cinéma- cette intrigue c’est bon pour Disney Channel.

 

 

J’ai également eu un problème d’empathie dans cette histoire. Ben Stiller est un acteur très sympathique, mais n’a pas réussi à me toucher, à passer la barrière du comique qui devient juste humain et attachant (tel Jim Carrey dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind), de même pour les scènes censées nous emporter et nous apporter ce sentiment d’envol, surtout qu’elles sont clairement faites dans ce but.

Le film se rattrape sur la forme avec des techniques de réalisation très agréables, qui reflètent sans cesse l’état d’esprit du personnage, et une bande originale absolument superbe, dont les morceaux de David Bowie, Arcade Fire ou Of Monsters and Men. De même, les quelques temps morts sont compensés par une histoire qui devient vraiment palpitante sur la durée.

 

 

Pas de méprise, on passe un très bon moment. On peut même saluer l’effort sur cet exercice de style, ou encore les idées lumineuses, comme le parallèle au second plan avec la mort du magazine Life!. Mais pour en faire l’aventure intense et profonde qu’on attendait (en tout cas, moi), il faudra fermer les yeux sur le manque de subtilité, que Ben Stiller a paumé quelque part entre la machine à café et le Groenland.

 

 

Partager cet article...

Auteur de l’article : Pensées Critiques

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *