[Film] La Vénus à la fourrure (2013)

France – 2013 – 1h36

 

  • PRÉCISIONS

– Réalisateur: Roman Polanski
– Avec: Emmanuelle Seigner, Mathieu Amalric
– Musique: Alexandre Desplat
– Scénario: David Ives, Roman Polanski
– D’après: la pièce de théâtre de David Ives, inspirée du roman de Leopold von Sacher-Masoch
 

  • NOTE GLOBALE :

08-09

 

  • DE QUOI ÇA PARLE ?

Seul dans un théâtre parisien après une journée passée à auditionner des comédiennes pour la pièce qu’il s’apprête à mettre en scène, Thomas se lamente au téléphone sur la piètre performance des candidates. Pas une n’a l’envergure requise pour tenir le rôle principal et il se prépare à partir lorsque Vanda surgit, véritable tourbillon d’énergie aussi débridée que délurée. Vulgaire, écervelée, elle ne reculerait devant rien pour obtenir le rôle. Un peu contraint et forcé, Thomas la laisse tenter sa chance et c’est avec stupéfaction qu’il voit Vanda se métamorphoser.
Alors que l’« audition » se prolonge et redouble d’intensité, l’attraction de Thomas se mue en obsession…

 

 

  • NOS AVIS

 

Mickdeca :

Après Carnage adapté d’une pièce de théâtre, le réalisateur franco-polonais retombe dans le même style mais la réussite est beaucoup plus importante, avec une mise en scène superbe qui magnifie des acteurs géniaux sous couvert d’un scénario d’une rare intelligence!

Polanski nous sert une ambiance anxiogène qu’il apprécie beaucoup et qu’on retrouve dans la plupart de ces films comme The Ghost Writer, La Jeune fille et la Mort ou encore Le Locataire. Dans cet endroit clos où Vanda Jourdain (Emmanuelle Seigner) vient auditionné en retard pour le rôle principal d’une pièce de théâtre dont le metteur en scène Thomas (Mathieu Amalric) est sur le départ. S’installe alors un jeux entre les deux personnages où la pièce devient un exutoire de notre société, des désirs les plus enfouis. Où l’auteur est le personnage, où le personnage devient l’auteur. Une parfaite mise en abyme où l’on se délecte à chaque fois de l’intelligence du scénario.

 

 

Celui-ci sert à la perfection ses interprètes avec Emmanuelle Seigner resplendissante, même si elle peine un peu au début du long métrage. Elle est pour moi une vraie découverte, un rôle de femme qui n’a pas sa langue dans sa poche, une femme fatale comme je les aime :). Quant à Mathieu Amalric que j’appréciais déjà dans Munich ou même Quantum of Solace, ici il est impressionnant de justesse, qu’on lui donne le césar tout de suite, car il réussit à offrir un jeu sans failles.

Quant à la mise en scène très théâtrale, elle garde des touches artistiques plaisantes. La chose qui m’a le plus subjugué est sans conteste d’entendre les bruits d’objets imaginaires, une trouvaille extraordinaire qui a un grand pouvoir immersif.

Polanski est sans nul doute un des réalisateurs que j’apprécie le plus et ce film rentre au panthéon de ces meilleures œuvres.

 

 

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Auteur de l’article : Pensées Critiques

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