[Livre] La guerre des mondes – Herbert George Wells

Royaume-Uni – 1898

 

  • PRÉCISIONS

Auteur : Herbert George Wells
VO : The War of the Worlds
Publication originale : 1898
 

  • NOTE GLOBALE :

08-NA

 

  • NOS AVIS

 

Tix :

Appréhender un classique de la science-fiction n’est jamais évident. D’autant plus après avoir vu une adaptation remise au goût du jour.

 

« Personne n’aurait cru, dans les dernières années du XIXe siècle, que les choses humaines fussent observées, de la façon la plus pénétrante et la plus attentive, par des intelligences supérieures aux intelligences humaines … »

 

Ainsi commence le récit. Nous sommes après l’action et le narrateur va nous raconter ce qu’il a vécu, va nous raconter l’invasion extra-terrestre de son point de vue, le tout en rassemblant des informations obtenues après coup, comme des données scientifiques ou encore le point de vue son frère.

 

« … que, tandis que les hommes s’absorbaient dans leurs occupations, ils étaient examinés et étudiés d’aussi près peut-être qu’un savant peut étudier avec un microscope les créatures transitoires qui pullulent et se multiplient dans une goutte d’eau. »

 

Wells ne perd pas de temps et nous offre déjà de premières comparaisons, dans une idée qui reste encore d’actualité dans de nombreux esprits -l’existence de la vie ailleurs?- et c’est déjà fascinant. Mais par extension, on s’aperçoit vite qu’il est également question de colonisation, à une époque ou l’Empire britannique est encore en pleine extension…

L’action se situe à Londres et ses environs, mais j’ai eu beaucoup de mal à visualiser le cadre, ce qui est le plus gros point noir. Le narrateur nous raconte les événements de manière linéaire à travers 2 parties assez distinctes. La première est l’arrivée des envahisseurs, la mise en place de leur puissance, et la panique qui s’installe dans la population. La seconde se déroule dans un décor post apocalyptique, où il sera plutôt question de survie.

C’est la seconde partie qui m’a vraiment plu, ne serait-ce que pour l’aspect psychologique qu’elle propose, bien que le tout soit finalement trop rapide. Il y sera aussi abordé les questions les plus intéressantes, à travers réflexions et/ou dialogues des quelques personnages. Au contraire, la première partie se limite, surtout vers la fin, à une description sans enjeu qui devient peu à peu réellement ennuyeuse.

Dans l’ensemble, on pourra reprocher des répétitions rendant le récit un peu plus lourd. De plus, très souvent, le narrateur fait référence à son présent de manière vraiment maladroite qui coupe l’immersion. Cependant, cet aspect compte-rendu a des qualités telles que l’exhaustivité des descriptions. On déplore uniquement les interventions comme « …je puis donner ici certains autres détails qui, encore que nous les ayons remarqué par la suite seulement, permettront au lecteur qui les connaîtrait mal de se faire une idée plus claire de ces désagréables envahisseurs. ».

SPOILER [Là où l’on ressent vraiment l’impact de la colonisation est dans la conclusion. Cette fin, identique aux films, devient définitivement le plaidoyer de cette confrontation entre la prétendue race supérieure et les dits sauvages, quand finalement la nature reprend ses droits et vainc avec grâce les avancées technologiques.] / SPOILER

Pour conclure, ce fut une lecture très enrichissante, pas forcément dénuée d’action ni de danger, malgré son approche plutôt scientifique. En effet, il est très appréciable de voir l’auteur apporter des détails qui favorisent la crédibilité, ne serait-ce que lorsqu’il aborde la différence de gravité que subissent les extra-terrestres. C’est un roman à découvrir !

 

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Post Author: Pensées Critiques

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